{"id":107,"date":"2025-08-10T18:05:00","date_gmt":"2025-08-10T18:05:00","guid":{"rendered":"https:\/\/thethird.africa\/?p=107"},"modified":"2025-08-22T13:39:28","modified_gmt":"2025-08-22T13:39:28","slug":"taking-off-the-mask","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/taking-off-the-mask\/","title":{"rendered":"Faire tomber le masque"},"content":{"rendered":"<div data-elementor-type=\"wp-post\" data-elementor-id=\"107\" class=\"elementor elementor-107\" data-elementor-post-type=\"post\">\n\t\t\t\t\t\t<section class=\"elementor-section elementor-top-section elementor-element elementor-element-6810f64d elementor-section-boxed elementor-section-height-default elementor-section-height-default parallax_section_no qode_elementor_container_no\" data-id=\"6810f64d\" data-element_type=\"section\" data-e-type=\"section\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-container elementor-column-gap-default\">\n\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-column elementor-col-100 elementor-top-column elementor-element elementor-element-3133a030\" data-id=\"3133a030\" data-element_type=\"column\" data-e-type=\"column\">\n\t\t\t<div class=\"elementor-widget-wrap elementor-element-populated\">\n\t\t\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-e60089b elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"e60089b\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t<p><strong>Note de l'\u00e9ditrice<\/strong><br data-start=\"314\" data-end=\"317\" \/><em data-start=\"317\" data-end=\"351\">par Amina Diouf \u2013 \u00e9ditrice chez Edit , Le Journal de The Third<\/em><\/p>\n<p data-start=\"353\" data-end=\"452\">Certains r\u00e9cits viennent de la t\u00eate. D'autres du c\u0153ur. Mais celui-ci vient de l'\u00e2me.<\/p>\n<p data-start=\"454\" data-end=\"788\">Dans cette r\u00e9flexion profond\u00e9ment personnelle, notre fondatrice, Monifa Pendelton, partage l'histoire de The Third , pas seulement de sa cr\u00e9ation, mais aussi de l'une des raisons pour lesquelles elle l'a con\u00e7ue. Inspir\u00e9e par la v\u00e9rit\u00e9 ind\u00e9l\u00e9bile du po\u00e8me de Paul Laurence Dunbar, \u00ab Nous portons le masque \u00bb , elle nous invite \u00e0 d\u00e9couvrir le travail \u00e9motionnel que de nombreuses femmes portent en silence : la pression de la performance, de la satisfaction, de la souffrance.<\/p>\n<p data-start=\"790\" data-end=\"981\">Il est rare que des fondatrices se d\u00e9voilent et parlent aussi ouvertement de leurs motivations. Et pourtant, c'est ce qui rend cet article si puissant. Il n'appelle pas \u00e0 la piti\u00e9, mais \u00e0 l'honn\u00eatet\u00e9.<\/p>\n<p data-start=\"983\" data-end=\"1074\">Chez <em data-start=\"986\" data-end=\"992\">Edit<\/em>, nous publions des histoires vraies, humaines et pertinentes. Celle-ci est tout cela \u00e0 la fois.<\/p>\n<p data-start=\"1076\" data-end=\"1084\">\u2014Amina<\/p>\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-element elementor-element-65cab71e elementor-widget elementor-widget-text-editor\" data-id=\"65cab71e\" data-element_type=\"widget\" data-e-type=\"widget\" data-widget_type=\"text-editor.default\">\n\t\t\t\t<div class=\"elementor-widget-container\">\n\t\t\t\t\t\t\t\t\t\n<p class=\"wp-block-paragraph\">J'ai lu <em>Nous portons le masque<\/em> alors que j'\u00e9tais \u00e9tudiante en licence \u00e0 l'Universit\u00e9 Howard. Ce fut l'un de ces rares moments o\u00f9 un po\u00e8me ne m'a pas seulement inspir\u00e9, mais s'est ancr\u00e9 dans mon esprit. Les mots de Paul Laurence Dunbar, \u00e9crits en 1896, ne m'ont jamais quitt\u00e9. Ce po\u00e8me \u00e9voque le co\u00fbt \u00e9motionnel de cacher ses difficult\u00e9s derri\u00e8re un visage courageux, surtout dans un monde qui n'est peut-\u00eatre pas pr\u00eat, ou dispos\u00e9, \u00e0 entendre votre v\u00e9rit\u00e9. Il \u00e9voque particuli\u00e8rement l'exp\u00e9rience des Noirs am\u00e9ricains \u00e0 l'\u00e9poque de Dunbar, mais son message r\u00e9sonne encore pour quiconque ressent le besoin de cacher sa douleur pour survivre ou s'int\u00e9grer.<\/p>\n<p>Au fil des ann\u00e9es, ce po\u00e8me est devenu en quelque sorte mon miroir lorsque je n\u2019\u00e9tais pas s\u00fbr de ma propre authenticit\u00e9, lorsque je jouais un r\u00f4le mais qu' en silence je me demandais si je pouvais v\u00e9ritablement exposer qui je suis dans ce monde.<\/p>\n<p>Alors, quand est venu le temps de cr\u00e9er un espace pour les femmes, un espace ancr\u00e9 dans la pl\u00e9nitude, la v\u00e9rit\u00e9 et la dignit\u00e9, c'est ce po\u00e8me qui m'a guid\u00e9e vers mon \u00ab pourquoi \u00bb. Et si les femmes pouvaient avoir un espace o\u00f9 elles pourraient se connecter \u00e0 leur propre authenticit\u00e9 ? Et si, avec le temps, les masques tombaient.<\/p>\n<p>Parce que la v\u00e9rit\u00e9, c'est que nous portons toujours un masque.<\/p>\n<p>Et le The Third a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9 pour que nous n'ayons plus \u00e0 le faire.<\/p>\n<h3><strong>Nous portons le masque<\/strong><\/h3>\n<p><em>Par Paul Laurence Dunbar<\/em><\/p>\n<p>Nous portons le masque qui sourit et ment,<br \/>Il cache nos joues et teinte nos yeux,<br \/>Cette dette que nous payons \u00e0 la ruse humaine ;<br \/>Avec des c\u0153urs d\u00e9chir\u00e9s, qui saignent, nous sourions,<br \/>Et une bouche avec une myriade de subtilit\u00e9s.<\/p>\n<p>Pourquoi le monde serait-il suffisamment avis\u00e9,<br \/>pour compter toutes nos larmes et tous nos soupirs ?<br \/>ce que nous voulons ? \nQu'ils ne voient que nous, tandis que<br \/>nous portons un masque.<\/p>\n<p>Nous sourions, mais dans le silence nous soupirons en disant  \u00f4 seigneur, nos cris<br \/>s'\u00e9l\u00e8vent vers toi, nos \u00e2mes sont meurtries.<br \/>Nous chantons, mais notre vie ici bas est si mis\u00e9rable<br \/>et cependant nous aspirons \u00e0 la prosp\u00e9rit\u00e9;<br \/>Si seulement ce monde pouvait \u00eatre diff\u00e9rent,<br \/>Nous vivons dans les faux semblant<\/p>\n<h3><strong>Une interpr\u00e9tation moderne<\/strong><\/h3>\n<p>Nous faisons semblant d'aller bien, de sourire et de jouer le jeu,<br \/>m\u00eame si c'est un mensonge.<br \/>Nous dissimulons notre douleur et nos v\u00e9ritables sentiments,<br \/>car c'est le prix \u00e0 payer pour survivre dans un monde rempli de mensonges.<br \/>M\u00eame lorsque notre c\u0153ur est bris\u00e9, nous sourions toujours.<br \/>Nous parlons prudemment, en disant toujours \u00ab ce qui est convenable\u00bb.<\/p>\n<p>Comment les autres pourraient-ils conna\u00eetre toute la v\u00e9rit\u00e9 ?<br \/>Comment feraient-ils pour voir chacune de nos larmes ou entendre nos soupirs<br \/>puisqu'ils ne voient que ce que nous leur montrons ?<br \/>Nous continuons \u00e0 jouer la com\u00e9die. Nous portons un masque et nous faisons semblant.<\/p>\n<p>On peut para\u00eetre joyeux de l'ext\u00e9rieur,<br \/>mais int\u00e9rieurement, on implore le Seigneur.<br \/>Nos \u00e2mes souffrent.<br \/>On chante et on fait semblant, mais tout n\u2019est pas si rose qu\u2019on le pr\u00e9tend,<br \/>et le temps semble durer une \u00e9ternit\u00e9.<br \/>Pourtant, on laisse croire au monde que tout va bien,<br \/>parce qu'on continue \u00e0 porter le masque.<\/p>\n<h3><strong>Et c'est la raison pour laquelle The Third existe<\/strong><\/h3>\n<p>Nous comprenons ce que signifie se montrer souriante malgr\u00e9 les fardeaux invisibles. Nous connaissons l'\u00e9puisement d'\u00eatre \u00ab sans cesse solliciter\u00bb, de faire semblant pour le confort des autres, de faire profil bas dans des espaces qui ne sont pas con\u00e7us pour laisser notre lumi\u00e8re briller.<\/p>\n<p>The Third a \u00e9t\u00e9 con\u00e7u pour \u00eatre un espace o\u00f9 les masques peuvent enfin tomber. Un lieu o\u00f9 les femmes qui ont pass\u00e9 des ann\u00e9es \u00e0 jouer les femmes fortes, \u00e0 dissimuler leur vuln\u00e9rabilit\u00e9 et \u00e0 surmonter l'\u00e9puisement peuvent commencer \u00e0 d\u00e9couvrir la vraie version d'elles-m\u00eames. Ici, pas besoin de faire semblant, de se corriger, d'expliquer son existence. C'est un espace o\u00f9 vous pouvez vous montrer telle que vous \u00eates, pleine de complexit\u00e9 et de puissance, en sachant que c'est non seulement permis, mais aussi c\u00e9l\u00e9br\u00e9.<\/p>\n<p>Le chemin vers la cr\u00e9ation de The Third n'a pas \u00e9t\u00e9 facile. Mais apr\u00e8s tout, qu'est-ce qui a vraiment du sens dans la vie ? Chaque d\u00e9fi, chaque revers, chaque moment de doute a contribu\u00e9 \u00e0 construire quelque chose d'important. Et c'est cette v\u00e9rit\u00e9 \u00e0 laquelle je reviens sans cesse. La vision de The Third n'a jamais \u00e9t\u00e9 la facilit\u00e9 ; elle a \u00e9t\u00e9 l'impact. Il s'agissait de cr\u00e9er un lieu authentique, utile et qui vous inspire confiance. Et chaque fois que le chemin semble difficile, je me le rappelle : ce travail en vaut la peine. Parce que les femmes m\u00e9ritent des espaces o\u00f9 elles peuvent s'\u00e9panouir pleinement, et je ne m'arr\u00eaterai pas tant que ce ne sera pas la norme, et non l'exception.<\/p>\n<p>Ici, personne ne vous demande de performer. Vous n'avez pas \u00e0 cacher votre ambition, votre douceur, vos questionnements, vos contradictions. Chez The Third, nous laissons place \u00e0 votre \u00eatre tout entier : vos joies, vos douleurs, votre voix, votre silence<\/p>\n<p>Parce que le monde n'a pas besoin de plus de femmes portant des masques.<br \/>Il a besoin de plus de femmes libres.<\/p>\n<p>Voici donc notre promesse : chez The Third , vous \u00eates vues. Vous \u00eates entendues. Vous \u00eates en s\u00e9curit\u00e9. Vous \u00eates authentiques. Et c'est l\u00e0 que commence votre pouvoir.<\/p>\n<p>Avec amour,<\/p>\n<p>Monifa<\/p>\n\t\t\t\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/div>\n\t\t\t\t\t<\/div>\n\t\t<\/section>\n\t\t\t\t<\/div>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Par Amina Diouf<\/p>","protected":false},"author":1,"featured_media":1605,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[42],"tags":[],"class_list":["post-107","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-category-1"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=107"}],"version-history":[{"count":35,"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":2575,"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/107\/revisions\/2575"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media\/1605"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=107"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=107"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/thethird.africa\/fr\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=107"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}